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Portrait numérique de l'industrie minière au Québec 

13 novembre 2019
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Faits saillants :

Page couverture de la publication
  • Présentation des résultats d’une enquête sur la perception des compétences numériques des travailleuses et travailleurs du secteur minier ainsi que la vision des dirigeants de mines québécoises;

  • Présentation de l'état de la situation actuelle du numérique dans le secteur minier en deux volets :

    • Autoévaluation des dirigeants des minières à l’égard du numérique dans leur entreprise;

    • Analyse de la perception des travailleuses et des travailleurs sur leurs propres compétences numériques jumelés à la perception des dirigeants de mines à leur égard;

  • Dresser un état de la situation de la présence du numérique dans le secteur minier au Québec et le virage entrepris pour s’approprier le concept de l’Industrie 4.0;

  • Cerner les besoins de formation de la main-d’œuvre minière actuelle et future;

  • Établir un cadre de références des compétences à développer.

 

Présentation du profil numérique des travailleuses et des travailleurs miniers

  • Ils se perçoivent comme des utilisateurs intermédiaires ou avancés en matière d’utilisation des technologies numériques;

  • La majorité juge avoir toutes les compétences nécessaires pour utiliser les nouvelles technologies, soit celles des compétences techniques,cognitives et collaboratives de la technologie numérique;

  • Presque tous les travailleuses et les travailleurs sont motivés à apprendre à utiliser de nouveaux outils numériques et souhaitent d’ailleurs participer à plus de formations sur le sujet.

 

Un grand constat s’impose : les freins à l’utilisation du numérique sont minimes

D’ailleurs, l’utilisation des technologies est plus fréquente à la maison qu’au travail. Les travailleuses et travailleurs du secteur minier ont un taux légèrement plus élevé que la moyenne des gens au Québec. Cela démontre une capacité à utiliser les technologies et une volonté à le faire. De plus, le niveau de maturité de l’industrie minière se situe, selon le référentiel établi par le CEFRIO, de « traditionnel » à « discipliné » ; les échelons les plus bas du référentiel. 

Cependant, l’Institut national des mines demeure prudent puisqu’il s’agit de résultats d’une enquête faite en 2018 et est à même de constater l’évolution en un an de l’industrie minière. D’ailleurs, l’INMQ envisage de réévaluer la situation d’ici moins de 5 ans afin de constater l’évolution de l’industrie et son impact sur la formation minière offerte dans les établissements d’enseignement du Québec.


Des modèles inspirants

À la mine Casa Berardi d’Hecla Québec, les camions autonomes s’avèrent un bel exemple de l’apport de la technologie 4.0. D’ailleurs, Casa Berardi est devenu en 2017 la troisième mine au monde à utiliser un camion autonome démontrant ainsi son virage technologique. Les camions fonctionnent de manière prévisible selon des itinéraires programmés et sont équipés de systèmes de détection d’obstacles.

Pour leur part, le complexe minier LaRonde d’Agnico Eagle a implanté le réseau LTE depuis maintenant deux ans. La LTE correspond à la quatrième génération des normes de téléphone mobile (4G). Pour cette mine souterraine, cela représente une occasion de se doter d’une infrastructure de communication adaptée aux conditions souvent difficiles sous terre. Ce système permet entre autres de rehausser la sécurité des travailleuses et des travailleurs, d’améliorer la communication et d’aider à la prise de décisions et à la résolution de problèmes.

À la mine Eldorado Gold Lamaque, l’un des projets numériques phares de l’entreprise est la mise en place d’un système de ventilation contrôlé. La ventilation est essentielle afin d’alimenter les galeries souterraines en air de qualité. Cela permet d’améliorer à la fois l’efficacité énergétique de la mine et la sécurité des équipes, tout en réduisant les coûts d’opération.

Quant à elle, la Mine Mont-Wright, a instauré des foreuses automatisées et un centre de gestion intégrée des opérations. La foreuse automatisée offre une meilleure productivité à long terme, car son activité est standardisée et permet de pallier les temps d’arrêt des équipements et des véhicules. L’automatisation amène un double avantage : une réduction des dépenses liées à la maintenance et l’entretien, et une diminution de la variabilité de la production.

Grâce à cette publication, les entreprises minières continueront à intégrer de manière holistique les nouvelles technologies dans leur quotidien, et ce, en considérant les besoins de formation de leur main-d’œuvre actuelle. De plus, l’INMQ poursuivra ses études sur le sujet afin de conseiller le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur sur l’importance du développement d’une formation minière des plus innovantes. 

Page couverture de la publication
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L’Institut national des mines a réalisé cette publication en collaboration avec l’Association minière du QuébecCet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.  et le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des minesCet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.  (CSMO Mines). Le mandat de la recherche a été réalisé en collaboration avec le CEFRIO.

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