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Les nouvelles tendances technologiques minières transforment la formation 

18 juillet 2019
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Avec la multitude de technologies offertes sur le marché, les entreprises minières tentent d’arrimer le plus efficacement possible ses nouvelles technologies entre elles, et ce, dans le but certes, d’augmenter leur productivité et leur rentabilité, mais également de bonifier les compétences de leurs travailleuses et travailleurs. Pour mieux mesurer les besoins de formation, la veille informationnelle de l’Institut national des mines s’intéresse aux technologies modifiant le travail de la main-d’oeuvre minière au Québec et anticipant la transformation des métiers et des professions du personnel.

Quelle que soit leur taille, les entreprises du secteur minier utilisent une variété de technologies dérivées de la révolution 4.0 et nécessitant de répondre aux besoins de formation. Dans les derniers mois, l’INMQ s’est attardé à dix nouveautés technologiques implantées dans les secteurs minier et industriel méritant une attention particulière : le jumeau numérique et le simulateur minier, l’impression 3D en cartographie, les robots, l’intelligence artificielle, les données, le réseau LTE, la réalité virtuelle, l’Internet des objets, la chaîne de blocs et les drones. Dans cet article, l’Institut national des mines s’attarde à trois technologies.

 

L’intelligence artificielle : plusieurs utilités notamment l’identification des métaux jusqu’à sa commercialisation

L’industrie minière utilise de plus en plus l’intelligence artificielle pour explorer de nouveaux gisements, effectuer l’extraction et traiter le minerai, dans l’optique de réduire les coûts, améliorer la rapidité et obtenir une meilleure teneur par tonne. L’« […] intelligence artificielle est en mesure de décider de la production, des itinéraires de commercialisation tout en tirant parti des tendances
mondiales et des capacités en temps réel des propriétés minières des sociétés », soulignait le directeur des ventes de Rajant Corporation, Chris Mason dans un article du Mining Technology (2018, p. 4). D’ailleurs, pour mieux cerner l’intelligence artificielle (IA) et ses applications dans le secteur minier, le Austmine smart mining rapportait que l’entreprise canadienne Global Mining Guidelines Group avait mis en place en novembre 2018 un groupe de travail à Perth en Australie. Il s’agissait d’une communauté d’intérêts regroupant des opérateurs, des experts en intelligence artificielle de l’industrie minière et autres ainsi que des acteurs du secteur minier. Trois principaux objectifs seront poursuivis par cette communauté d’intérêts : comprendre le concept de l’IA, documenter des applications et faciliter son déploiement.

Au Québec, les établissements d’enseignement et les entreprises minières utilisent de plus en plus l’intelligence artificielle. L’entreprise Ressources Falco Ltd a utilisé les programmes d’intelligence artificielle d’Albert Mining dans la recherche de nouvelles cibles de minéraux à Rouyn-Noranda. Grâce à des données historiques, 11 nouvelles zones d’exploration ont détecté de l’or, du cuivre, du zinc et de l’argent. Dans le secteur minier, le professeur au Département des sciences appliquées de l’Université du Québec à Chicoutimi, Paul Bédard et son équipe, a mis au point un outil utilisant l’intelligence artificielle et permettant l’identification des métaux et de minéraux de façon automatisée. Selon le Scientifique en Chef (2019), grâce à un algorithme composé d’une cinquantaine de critères d’analyse de métaux et minéraux, il est désormais possible d’identifier divers échantillons de sable, et ce, en quelques minutes. Pour l’identification de l’or, un spectre de lumière réfléchie est utilisé comme outil d’analyse. Les données, les données, les données

Les données, les données, les données

En janvier 2019, la toute nouvelle étude de Deloitte intitulée « Tech Trends 2019– Beyond the digital frontier » décrivait les défis et les opportunités du secteur minier ainsi que les moyens de s’adapter aux changements. Parmi les tendances majeures, la journaliste Cecilia Jamasmie (2019) du Mining.com mentionnait que les données étaient devenues une opportunité pour les sociétés minières et qu’elles se devaient de les utiliser à leur plein potentiel notamment grâce aux capteurs et aux équipements. Les technologies combinées permettent de créer des entreprises numériques interconnectées ayant une plus grande capacité de prises de décisions éclairées. Lors d’une conférence organisée par l’Australasian Institute of Mining and Metallurgy (AusIMM, 2018), le directeur de l’exploration chez Rio Tinto, Gerard Rheinberger, expliquait que ce n’était pas tout d’obtenir des données ; il fallait trouver de la main d’oeuvre qualifiée, possédant peut-être moins de compétences techniques, mais ayant la capacité de les interpréter et de les communiquer à un large public tout en désirant toujours apprendre.

L’Internet des objets et l’automatisation

Réunissant des experts du secteur minier, le Mining Technology (2018) publiait en septembre, le portrait des progrès technologiques pouvant modeler l’avenir des entreprises minières. L’Internet des objets industriels (IIoT) figurait parmi la liste des progrès à surveiller. Contribuant à une meilleure sécurité de la main-d’oeuvre tout en favorisant l’optimisation de la chaîne de production, l’efficacité des opérations et la rentabilité de l’entreprise, l’IIoT offre l’opportunité aux entreprises de réaliser la transition des procédés manuels et mécaniques vers une transition des procédés numériques. Il est question ici d’Internet des objets industriels offrant le potentiel de collecter des données.

Les mesures relatives au temps consacré à une tâche, à la distance du transport, au chargement du minerai, à la consommation de carburant et à la distance parcourue ne sont que quelques données possibles à obtenir pour tirer avantage de cette technologie, mais permettant aussi aux objets de communiquer entre eux.

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