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S'adapter comme être humain, comme organisation avec l'aide des technologies 

9 avril 2020
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Adapter son organisation au changement

Dans les établissements d’enseignement

Les universités américaines ont mis en place un centre nerveux intégré dans les universités. Ayant pour objectif d’assurer la sécurité et de maintenir les opérations essentielles en place, ce centre nerveux multidisciplinaire, flexible et qui sait s’adapter est composé de six cellules de responsabilité : 1) les apprenantes et les apprenants, 2) l’enseignement et la recherche, 3) la faculté et le personnel, 4) les opérations du campus, 5) les finances et les droits et 6) les communications externes. Des actions sont également présentées sous quatre thématiques : découvrir, prendre des décisions rapidement, concevoir un portefeuille d’actions et offrir des solutions.

 

En plus de contribuer à la recherche afin de diminuer les effets néfastes du COVID-19, la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, mentionne dans cet article du Journal Le Soleil, que « […] Les universités ont le devoir de soutenir l’effort collectif en santé publique et d’appuyer les gouvernements ». À l’Université Laval, la formation à distance a été déployée dans plus de 95 % de ses cours que ce soit en ligne, à distance ou en visioconférence.

 

Dans les entreprises minières

Pour leur part, les entreprises notamment minières mettent en place des initiatives prometteuses. D’ailleurs, elles ont l’opportunité actuellement de participer au Programme actions concertées pour le maintien en emploi (PACME) lancé cette semaine par le Gouvernement du Québec. Il s’agit d’un investissement dans la formation de 100 M$. Sous forme de subvention, les entreprises admissibles pourront recevoir jusqu’à l’équivalent de 100 000$ en subvention, c’est-à-dire 100 % de leurs frais de formation et aussi 100 % des heures totales de rémunérations du personnel en formation, jusqu’à 25$ de l’heure par salarié. La Fédération des commissions scolaires s’est dite également prête à recevoir des demandes de formation grâce à son site Québec en réseau. Pour sa part, la Fédération des cégeps a également souligné son enthousiasme en référant à ses sites Mon retour au Cégep et Cégep et cies.  

Opter pour une technologie autonome afin de maintenir la production dans un contexte incertain relié aux exploitations minières à travers le monde semble également une avenue à envisager selon un expert de SAP Africa interrogé dans l’Australian Mining. L’industrie minière pourrait voir de grands progrès, selon lui, si elle se tournait dès maintenant vers les technologies minières autonomes. 

 

Pour préserver la santé des travailleuses et des travailleurs, soulignons le projet-pilote mené par la société minière Agnico Eagle en collaboration avec l’organisme médical sans but lucratif de Trois-Rivières, GuardRX. L’organisation est présentement sur le site de Meliadine au Nunavut et réalise des tests en laboratoire faits à l’emplacement minier nordique. Cette nouvelle approche, s'ajoutant aux mesures déjà existantes, permettra de tester tout le personnel présent aux opérations au Nunavut limitant ainsi la propagation du virus au sein de la main-d’œuvre et des communautés environnantes.

 

Adapter son travail grâce à la technologie 

Une première soutenance de thèse entièrement à distance à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a été réalisée la semaine dernière par la doctorante Joanie Caron. Elle a présenté sa thèse portant sur les facteurs de succès en lien avec les employées et les employés autochtones au sein de l'industrie minière. Une recherche à laquelle a participé l’Institut national des mines.

D'ailleurs, il est possible de relire l’essai de l’Institut national des mines intitulé « Favoriser la sécurisation culturelle des autochtones en formation minière au Québec » qui est paru en 2017.

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