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Diagnostic sectoriel de l’industrie minière du Québec 

3 septembre 2020
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Photo : Stornoway Diamonds

Le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines (CSMO Mines) a lancé un nouvel ouvrage portant sur l’état actuel du secteur minier ainsi que ses défis. Ayant participé à ce diagnostic, l’Institut national des mines propose un résumé des faits saillants de cette publication et plus spécifiquement des points touchant la formation et le développement des compétences de la main-d’œuvre minière au Québec.

 

Faits saillants :

  • 23 entreprises minières actives sur 24 ont participé à ce sondage à l’été 2019;
  • 6 forces du secteur minier au Québec identifiées notamment :
    • La qualité et variété des emplois disponibles;
    • Les possibilités d’avancement et de la formation de la main-d’œuvre;
    • L’offre de formation initiale et continue qui répond aux besoins de l’industrie.

  • 4 faiblesses du secteur minier au Québec identifiées notamment :
    • Bassins limités de main-d’œuvre dans la majorité des régions ressources;
    • Secteur et emplois méconnus à l’extérieur des régions minières.

  • 5 enjeux en matière de ressources humaines identifiés notamment : 
    • L’importance de valoriser les métiers et les emplois miniers auprès des jeunes afin de contrer le manque de main-d’œuvre;

    • Répondre aux besoins de formation de la main-d’œuvre pour répondre à la transition numérique et aux exigences de productivité.
  • La diversité de la main-d’œuvre est toujours d’actualité notamment « […] l’embauche de la main-d’œuvre autochtone qui comporte certains défis, dont notamment la qualification de la main-d’œuvre »;

  • Le manque de formation figure parmi les raisons de départ des employées et employés (tableau 46);

  • Plus d’universitaires dans l’industrie minière :

    • La croissance du nombre d’employés ayant réalisé des études universitaires ou supérieures s’est nettement accélérée. En 2017, cette catégorie d’employés a dépassé les travailleurs ayant fait des études primaires et secondaires;

    • 69,9% des entreprises croient que la formation universitaire sera celle privilégiée pour l’avenir (Rhim, 2019).

  • Pour la formation initiale, 58 programmes d’études menant vers le secteur minier ont été étudiés;

    • De manière générale, le nombre d’inscription et de diplômes émis de formation professionnelle dans les programmes d’études liés au secteur minier a diminué entre 2015 et 2018;
       
      • Le DEP en électromécanique de systèmes automatisés a connu une croissance ainsi que le DEP en forage au diamant;
    • Les inscriptions et diplômés en formation collégiale ont diminué dans l’ensemble.
       
      • Le DEC en technique de génie mécanique a connu une hausse des inscriptions, mais obtient moins de 50% de diplômés;

    • Les inscriptions à l'université diminuent également dans les formations ciblées dans cette étude. Cependant, le nombre de diplômés est à la hausse grâce à une forte croissance entre 2017 et 2018;
       
      • Le baccalauréat en génie mécanique se démarque comparativement aux autres programmes durant la période de 2014 à 2018.
  • Pour la formation continue, les entreprises minières mentionnent qu’il s’agit de l’une de leurs priorités pour assurer leur succès.
     
    • 57% des entreprises interrogées consacrent 1% à 1,9% de leur masse salariale à la formation;

    • 73,9% des entreprises sondées mentionnent réaliser leur formation en collaboration avec les établissements d’enseignement ainsi qu’à 69,9% avec soit des firmes externes, soit à l’interne ou soit avec des associations du secteur minier.

 

Les 5 constats du diagnostic :

  1. Le bassin de main-d’œuvre local est limité et la méconnaissance des métiers et carrières de l’industrie minière dans les autres régions rend difficile le pouvoir d’attraction et de recrutement;

  2. Des efforts devront être effectués afin de favoriser la diversité de la main-d’œuvre;

  3. Considérant la concurrence entre les différentes industries, il est primordial de continuer à promouvoir les métiers et les professions en rendant le secteur minier plus attractif;

  4. La formation offerte aux travailleurs et travailleurs du secteur minier demeure une priorité pour les entreprises minières afin de favoriser le développement de la main-d’œuvre;

  5. Poursuivre les efforts engendrés pour développer les compétences de la main-d’œuvre minière à l’ère numérique, mais aussi adapter les pratiques en gestion des ressources humaines sont des priorités pour favoriser un meilleur arrimage entre les besoins de formation qui émergent des technologies déployées et le développement professionnel des travailleuses et travailleurs du secteur minier.

 

Pour consulter la publication
Photo : Stornoway Diamonds
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