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Portrait d'Alexandre Nana, Conseiller à l'innovation et à la recherche à l'Institut national des mines 

5 novembre 2020
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Conseiller à l'innovation et à la recherche au sein de l'Institut national des mines depuis septembre 2019, M. Nana a pour tâches d’effectuer des recherches documentaires et des revues de littérature sur les tendances innovantes en formation minière à l’échelle mondiale. Il dirige et coordonne les travaux d’analyse de la mine intelligente et effectue une interprétation méthodologique des données recueillies. Ainsi, il contribue à la rédaction d’argumentaires, de mémoires et d’avis ministériels pour faire évoluer l’offre de formation minière au Québec.

Offrant une conférence lors du colloque virtuel de l’INMQ le 19 novembre prochain portant sur le nouvel outil pour diagnostiquer la maturité numérique d’un programme de formation, voici le portrait de ce chercheur à l’Institut national des mines.

Parlez-moi de votre étude sur la formation 4.0. en cours.

Je suis à analyser actuellement les données de l’étude sur un nouvel outil pour diagnostiquer la maturité numérique d’un programme d’études ou de formation. L’outil proposé s’articule autour de cinq axes qui prennent en compte les éléments essentiels de l’écosystème d’un programme que sont le contenu du programme, les outils, la pédagogie, les compétences et le leadership.

 

Donnez-moi des exemples qui pourraient bien nous faire comprendre votre étude?

Cette étude est effectuée en étroite collaboration avec les établissements d’enseignement qui ont participé en grand nombre. Ils n’ont pas ménagé leurs efforts afin de mener à bon terme ce projet, et ce, malgré le contexte pandémique. J’en profite ici pour vous remercier vivement chers établissements, car sans vous cela n’aurait pas été possible. Plus concrètement et comme exemple, dans l’un des axes du diagnostic nous effectuons une cartographie des outils numériques disponibles dans l’établissement ainsi que l’intensité de leur utilisation. Je ne vais pas vous en dire plus, mais je vous invite à ma conférence pour la suite.


Pourquoi faut-il être présent à votre conférence?

Aucun secteur n’est en marge l’industrie 4.0 dont certains effets sont exacerbés par la crise sanitaire actuelle. À travers ma conférence, l’INMQ invite tous les acteurs, notamment les établissements de tous les ordres d’enseignement, les entreprises, les centres de recherche et d’innovation, ainsi que les différents paliers du gouvernement à le rejoindre dans cette réflexion qu’il a entamée autour de la formation 4.0 ainsi que du développement et du rehaussement des compétences numériques de la main-d’œuvre au Québec.

 

Selon vous, quel est le plus grand enjeu de la formation à l’ère de la mine intelligente?

À l’automne 2019, nous avons réalisé à l’INMQ, le Portrait numérique de l’industrie minière. Nous avons constaté qu’avec l’intégration graduelle des nouvelles technologies dans les activités industrielles, le manque de main-d’œuvre spécialisée est l’un des principaux défis auxquels doivent faire face les entreprises minières. C’est ainsi dire que les compétences numériques du personnel sont devenues un levier pour la réussite de ce tournant technologique déjà amorcé par bon nombre d’entreprises.

Cela étant dit, en regardant autour de nous et à l’échelle internationale puis en scrutant l’horizon, à l’INMQ, nous nous sommes demandés si les programmes d’études permettent aux apprenantes et aux apprenants de développer les compétences indispensables pour saisir et tirer avantage des opportunités offertes par l’industrie 4.0 ? Agissant comme une sentinelle et étant un organisme qui souhaite être force de proposition, nous avons rapidement reformulé la question autrement, en utilisant le « comment ». On s’est alors demandé : comment rendre nos programmes plus agiles, afin notamment qu’ils soient suffisamment capables de s’adapter à différents contextes (climatique, sanitaire, numérique, etc.) et de s’arrimer aux besoins de l’industrie, et ce, tout en restant concurrentiels.

L’agilité est une des parties principales de la colonne vertébrale d’une formation 4.0. Plusieurs s’accordent sur le fait qu’avec le rapide développement des technologies on ne peut prévoir clairement où on sera dans 5 ans, dans 10 ans et encore moins dans 20 ans. Toutefois, s’il y a une chose qu’on peut commencer à faire pour se préparer, c’est d’accroître notre agilité.

 

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre travail quotidien à l’Institut national des mines ?

Pour ma part, j’ai choisi ce travail parce qu’il comporte une grande part de recherche et d’innovation. Je suis titulaire d’un doctorat Ph. D. en ingénierie, j’ai eu le privilège de faire mes études sur trois continents et de réaliser des travaux dans plusieurs mines au Québec à titre d’inspecteur contrôle de qualité durant plus de deux ans. Je me suis toujours intéressé à la recherche en général et m’épanouis bien dans un environnement stimulant comme à l’Institut. Et lorsqu’on sait que les recherches que nous faisons contribuent à soutenir le gouvernement dans le développement d’une offre de formation minière innovante, on ne peut qu’être emballé par notre travail.

POUR VOUS INSCRIRE À CETTE CONFÉRENCE

 

 

 

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