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Développer une nouvelle façon d’enseigner la simulation / modélisation 3D appliquée au secteur des mines : pourquoi pas au Québec? 

18 février 2021
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Lizhen Cheng, professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, lors d'une mission en Australie durant l'automne 2019.

Par Lizhen Cheng, professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
David Paquin, professeur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Collaborateurs spéciaux à l’Institut national des mines

 

L’équipe Insight au sein de Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation en Australie (CSIRO) nomme les nouvelles industries émergentes au sud-est d’Asie comme les sunrise industries du 21e siècle. Soulignés par Hajkowicz et al. (2016), les changements de la 4e révolution technologique seront radicaux dans tous les domaines dû à l’application des systèmes intelligents et à l’automatisation. Nous pouvons imaginer que les innovations technologiques arriveront très vite, tout comme les robots, l’imprimante 3D et les drones sont devenus rapidement une réalité du 21e siècle.


Évolution des programmes d'études

L’efficacité et la connectivité sont deux caractéristiques principales de la future société. Pour répondre aux nouveaux besoins, les universités australiennes (Curtin, Western Australia, Monash, Queensland, Sydney) ont modifié leurs programmes d'études en ajoutant des éléments numériques et technologiques aux matières traditionnelles avec l’aide financière d’industrie et de gouvernement. Par exemple, le Minerals Council of Australia (MCA) a investi plus d'un million de dollars dans de nouveaux programmes universitaires pour former les professionnels dont le secteur minier moderne a besoin. Curtin University et University of Queensland ont développé un ensemble microcrédit en tant que certificat professionnel en ligne sur le fondement de l'exploitation minière moderne, composé de six cours individuels. Ce programme fait progresser les mécanismes de création et de prestation de formation de manière innovante lorsque les environnements d'enseignement supérieur peuvent être quelque peu restrictifs (Minerals Council of Australia, 2020). Ce genre de formation dédiée à l’industrie permette de mettre en valeur l'excellence académique dans le secteur minier.

 

Certification australienne en automatisation

Les industries minières australiennes contribuent aussi à former des travailleuses et des travailleurs compétents, notamment Rio Tinto avec South Metropolitan TAFE et le gouvernement d’Australie-Occidentale qui ont introduit les premiers certificats australiens reconnus au niveau national dans le domaine de l'automatisation. Il s'agit du premier cours à fournir des parcours éducatifs vers des emplois dans le domaine des opérations autonomes en Australie, qui a été développé au cours de la dernière année avec l'approbation du Training Accreditation Council WA (Western Australia). Le 2e certificat en opérations autonomes sur le lieu de travail sera introduit dans le programme TAFE et piloté par un groupe de travailleurs du minerai de fer de Rio Tinto à partir d'août 2019 (Alexander Gluyas, 2019). L’investissement de Rio Tinto, depuis 2008, aux divers programmes chez plusieurs universités australiennes est pour l’objet de former les relèves en avance afin de maintenir leur leadership du monde.     

 

Évolution de la formation québécoise

Ceci étant dit, dans un avenir rapproché, l’éducation jouera un rôle crucial dans ces changements en s’assurant que les jeunes générations soient prêtes à relever les nouveaux défis. Pour ce faire, il faut développer de nouveaux programmes et de nouvelles méthodologies d’enseignement adaptés aux besoins de nouveaux types de travail.

Développer de nouvelles compétences chez les travailleuses ou les travailleurs miniers qui sont concernés par la future industrie minière faciliteront la transition de la mécanique vers l’automatisation, la numérisation et la virtualisation. De plus, favoriser l’utilisation de modes d’enseignement novateurs et diversifiés pourront certainement attirer davantage la nouvelle génération de talents vers le secteur minier. Les établissements d'enseignement fourniront ainsi une certification crédible de qualité académique pouvant être bonifiée par la participation de l'industrie en assurant ainsi une meilleure compréhension des matières pouvant être utiles à l'industrie.

 

Références

Alexander Gluyas, 2019. Rio Tinto invests in Australia’s autonomous future. News Letter of Australian Mining, June 13, 2019.


Stefan Hajkowicz, Andrew Reeson, Lachlan Rudd, Alexandra Bratanova, Leonie Hodgers, Claire Mason, Naomi Boughen, 2016.Tomorrow's digitally enabled workforce: Megatrends and scenarios for jobs and employment in Australia over the coming twenty years. Rapport de recherche CSIRO, Australie. 113p.

Lizhen Cheng, professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, lors d'une mission en Australie durant l'automne 2019.
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