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Mener plus haut et plus loin une formation minière innovante 

11 mars 2021
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Regard du 2e PDG de l'Institut national des mines, Robert Marquis

M. Robert Marquis a oeuvré à titre de PDG de l'Institut national des mines, de 2013 à 2018.

 

De 2013 à 2018, Robert Marquis a occupé la direction de l’Institut national des mines après une carrière des plus prolifiques au sein du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Dans le cadre des 10 ans de l’INMQ, M. Marquis a bien voulu répondre à nos questions concernant sa vision de l’organisation et de ses réalisations.

 

Rappelez-nous les raisons de la création de l’Institut national des mines?

L’Institut national des mines a été mis sur pied dans une période de grande effervescence minière et avec l’intention d’accélérer le développement de nouvelles mines en particulier dans les territoires nordiques. Il devait contribuer à la concertation entre tous les intervenants pour offrir une formation de qualité et adaptée aux besoins d’une main-d’œuvre de plus en plus diversifiée et polyvalente.

 

Nommez-nous des réalisations qui ont fait preuve d’innovation dont vous avez été témoin au cours de votre mandat.

La plus significative a débuté par une tournée de conférences sur l’automatisation des mines; sujet encore tabou à ce moment par crainte des pertes d’emplois anticipées. Cette tournée a mené à une mission exploratoire exceptionnelle en Australie ; l’un des pays les plus avancés en ce qui concerne l’utilisation de la technologie dans l’exploitation minière. La diffusion de vidéos 360 degrés sur les mines québécoises a également représenté un jalon important. La cerise sur le gâteau a été de réussir à présenter le secteur des mines comme un exemple à suivre devant le ministre de l’Éducation, son état-major ministériel et toutes les directions des commissions scolaires réunies pour les états généraux sur la formation professionnelle convoqués à Québec à l’hiver 2018.

 

Selon vous, qu’apporte la concertation dans une organisation comme celle de l’Institut national des mines?

Conseiller directement le ministre de l’Éducation en s’appuyant sur des travaux préalables réalisés avec des partenaires industriels et institutionnels permet à l’Institut national des mines de proposer de nouvelles façons de faire. Cet accès direct au ministre permet à l’Institut d’assumer pleinement son leadership et de valoriser la concertation appliquée à la modernisation de la formation minière offerte au Québec.

 

Donnez-nous des exemples de réalisations issues de la concertation.

L’Institut a consacré des efforts soutenus pour institutionnaliser et promouvoir une utilisation systématique d’outils de simulation variés dans les programmes de formation professionnelle du secteur minier.

Le portrait des compétences numériques et les outils qui en découlent sont d’autres exemples récents impossibles à réaliser sans une concertation avec des partenaires issus de l’entreprise minière, des établissements d’enseignement, des ministères, des associations et d’autres organismes. Cette concertation unique a permis d’établir des ponts entre les différents ordres d’enseignement ainsi qu’avec des représentants industriels pour faire avancer les programmes de formation reliés au secteur minier.

 

Comment le partenariat a-t-il évolué en 10 ans?

Au démarrage, il a fallu établir un climat de confiance entre les membres du conseil d’administration provenant de milieux différents. Puis, l’Institut a élargi son partenariat auprès d’une diversité d’associations professionnelles, de centres de recherche et d’universités. Il a aussi utilisé les médias traditionnels et numériques ainsi que le réseau des Chambres de commerce pour diffuser le résultat de ses travaux sur tout le territoire québécois. Un partenariat plus récent avec la Société du Plan Nord et les délégations du Québec favorise désormais son rayonnement à l’étranger, ce qui se concrétise actuellement par des missions en Afrique de l’Ouest et en Nouvelle-Calédonie.

 

Quelles sont les caractéristiques de la formation minière québécoise?

L’approche par compétence est certainement un atout, mais, comparativement à l’Australie, le manque de passerelles entre les premiers échelons d’emploi et les suivants demeure un handicap au développement continu des personnels les moins scolarisés.

 

QUELQUES QUESTIONS EN RAFALE SUR L’INNOVATION :

Que signifie pour vous le terme « Innover »?

Rêver, puis agir.

 

Quelle place prend l’innovation à l’Institut national des mines?

C'est la raison d’être de l’Institut. Prévoir l’imprévisible et former le plus grand nombre possible de personnes pour qu’elles sachent profiter de l’innovation appliquée au secteur des mines.

 

Pourquoi l’Institut représente-t-il une organisation novatrice selon vous?

L’Institut est agile et il se renouvelle sans cesse.

 

Qu’est-ce qui fait en sorte que l’organisation propose des publications aussi novatrices?

Les sujets abordent la problématique investiguée sous deux angles : la description d’une expérimentation de terrain et la comparaison avec une recherche documentaire ciblée. Elles sont suffisamment rigoureuses pour être crédibles, rédigées dans un langage accessible et publiées rapidement. La rapidité de diffusion fait toute la différence entre une bonne publication et une bonne publication innovante.

 

Parmi les publications produites pendant votre mandat, laquelle revêt un caractère plus particulier pour vous?

J’ai un faible pour « Favoriser la sécurisation culturelle des autochtones en formation minière ». C’est sans doute la publication de l’Institut qui défend le mieux les attentes et les droits de cette population et qui met l’accent sur l’importance d’innover dans les façons d’enseigner pour intégrer des approches culturellement signifiantes pour la réussite éducative des autochtones.

 

Pouvez-vous nous dire ce qui distingue l’ensemble des publications de l’Institut ?

Elles sont crédibles, accessibles et publiées rapidement.

 

Parlez-moi de l’impact de l’Institut national des mines, grâce à ces publications, dans le secteur de l’éducation et le secteur minier ?

Pour convaincre une grosse machine administrative, il faut parfois revenir à la charge plusieurs fois sur le même sujet, enrichir la discussion par de nouveaux faits, ajouter de nouvelles données et mettre à jour les coûts et les bénéfices de la solution proposée initialement. On l’a vu avec les simulateurs en réponse à la proposition ministérielle qui préconisait plutôt une école des mines sur le modèle du CFTMC calédonien. L’Institut a maintenu le cap sans broncher jusqu’à la reddition complète du ministère de l’Éducation, qui a finalement retenu l’approche par simulation.

Le secteur minier est parfois frileux. Il faut alors le réchauffer en démarrant une discussion publique sur un sujet qu’il connaît, mais qu’il hésite à mettre de l’avant. L’automatisation est l’exemple par excellence. Lorsque l’Institut a commencé à en parler publiquement, il est rapidement devenu évident que les entreprises s’y intéressaient beaucoup, et ce, depuis déjà un certain temps.

 

En conclusion, qu’est-ce qui fait que l’Institut national des mines est un organisme unique de recherche ?

Premièrement son sujet d’étude [la formation minière] à cheval sur deux secteurs contrastés, l’un industriel, l’autre institutionnel. Deuxièmement, son détachement complet des établissements de recherche habituellement logés à l’université ou au cégep.

Et pour conclure, il consacre toujours beaucoup de rigueur à ses recherches et avec la rigueur vient la crédibilité. Je ne peux pas envisager un leadership en innovation dépourvu de rigueur. C’est tout à fait ça, l’Institut national des mines!

 

À la suite de sa formation universitaire en géologie M. Robert Marquis a, œuvré dans le secteur minier, surtout au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec où il a finalement occupé la fonction de sous-ministre associé au Secteur des mines. Il compte à son actif plus d’une cinquantaine de publications diverses touchant au domaine de la géologie. Il est également récipiendaire de plusieurs prix de reconnaissance décernés par des organismes de prestige. C’est en 2013 qu’il reprend le flambeau de la direction de l’Institut national des mines pour y terminer sa carrière professionnelle en 2018. Depuis la prise officielle de sa retraite, il continue de collaborer à titre de professeur associé à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Il participe également à des missions internationales et fait office de mentor pour le nouveau président-directeur général qui a pris sa relève après son départ de l’Institut.

M. Robert Marquis a oeuvré à titre de PDG de l'Institut national des mines, de 2013 à 2018.
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