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Portrait de Bissane Faridi, conseillère principale, Environnement chez ArcelorMittal Exploitation minière Canada  

8 avril 2021
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Photographe : Stéphane Gendron

Détentrice d’un baccalauréat en génie biotechnique de l’Université de Sherbrooke, Bissane Faridi œuvre au sein de l’équipe d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord depuis maintenant trois ans. Nouvellement nommée conseillère principale, Environnement aux installations de Port-Cartier, elle travaille, tout comme l’organisation, à réduire l’empreinte environnementale. Rencontre avec une passionnée d’environnement qui souhaite contribuer à une industrie minière plus verte au Québec. 

 

Parlez-moi de votre parcours. 

Je suis originaire de Rabat au Maroc. À 19 ans, après des études en France, j’ai entrepris des études à l’Université de Sherbrooke pour y compléter un baccalauréat en génie biotechnologique. En fait, c’est un programme qui étudie le génie des procédés. Il permet d’explorer les possibilités qu’offrent les micro-organismes comme les bactéries et les virus à plusieurs domaines comme l’environnement et la pharmaceutique notamment. D’ailleurs, dans le contexte actuel de pandémie, ce programme d’études est nécessaire pour créer des vaccins. Je me souviens que lors de mon bac, j’ai tout de suite eu un intérêt marqué pour l’environnement et entre autres, pour le traitement de l’eau. 


Qu’est-ce qui vous a amenée vers le secteur minier? 

Après avoir effectué deux années de travail pour un Centre de traitement de l’eau au Cégep Saint-Laurent et commencé en parallèle une maîtrise en environnement à l’École de technologie supérieure (ÉTS), j’ai postulé comme responsable en environnement à la Ville de Port-Cartier. J’y voyais toute la polyvalence et les possibilités de travailler en environnement, mais sous plusieurs aspects comme le proposent les emplois dans les régions du Québec. J’ai donc quitté Montréal. Après quatre mois à la Ville, un poste de conseillère en environnement s’est ouvert aux installations d’ArcelorMittal, toujours à Port-Cartier. J’ai posé ma candidature, j'ai obtenu le poste et j’ai pu découvrir toutes les opportunités qu’offre le secteur minier dans le domaine de l’environnement. 
 

Selon vous, quelle est la place de l’environnement dans le secteur minier au Québec? 

L’environnement a une place de choix dans les préoccupations des entreprises minières qui sont aussi régies par des règlements stricts. Notre travail consiste à trouver des solutions pour limiter l’impact sur l’environnement. D’ailleurs, le groupe ArcelorMittal s’est donné pour objectif d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. C’est un défi qui m’anime et me motive au quotidien.

  
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre rôle de conseillère principale en environnement? 

Aucune journée n’est identique, la routine n’existe pas. Mon travail m’amène à explorer plusieurs aspects environnementaux. La collaboration avec mes collègues et la poursuite de nos efforts de sensibilisation font partie de mes grandes motivations à travailler dans le secteur minier. 
  
C’est un emploi aussi qui nous amène sur le terrain. Je chausse régulièrement mes bottes de sécurité et je vais rencontrer directement mes collègues dans leur milieu de travail. Je recueille leurs opinions et les solutions qu’ils proposent pour diminuer notre empreinte environnementale. Nous travaillons ensemble à faire évoluer les mentalités et à mettre en place de nouvelles pratiques.

L’industrie minière est un lieu de travail où on peut implanter des idées et être créatif pour trouver des solutions sur le terrain.

 

Comment amenez-vous les changements environnementaux au sein de votre organisation? 

Il faut être axé sur les résultats, mais surtout expliquer les raisons pour lesquelles on fait les choses de telle ou telle façon. Ce n’est pas juste appliquer le règlement, c’est aussi de sensibiliser les gens. Lors de l'arrêt annuel, nous avons mis en place une initiative afin d'optimiser la gestion des déchets et favoriser les bonnes pratiques de tri. Nous avons collaboré avec l'organisme le Phare afin de suggérer un tri et du recyclage à la source de la part de tous les intervenants. Ainsi, nous avons réussi à maximiser la gestion des déchets, privilégier leur valorisation tout en soutenant la mission d’un organisme local de réinsertion sociale. Je suis fière de cette collaboration dans le cadre d’un projet environnemental, économique et social et qui a des répercussions positives dans la communauté. 

Photographe : Stéphane Gendron
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