Logo - Institut national des mines
50px

Lancement du « Portrait numérique de l’industrie minière au Québec » 

13 novembre 2019
50px
Bloc texte

PREISSAC, 13 novembre 2019 – L’Institut national des mines, en partenariat avec l’Association minière du Québec et le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines, est fier de lancer le Portrait numérique de l’industrie minière au Québec. Le CEFRIO a été mandaté pour la réalisation de cette publication qui avait pour objectif de dresser un état de la situation de la présence du numérique dans le secteur minier au Québec et le virage entrepris pour s’approprier le concept de l’Industrie 4.0. Le portrait présente les résultats d’une enquête sur la perception des compétences numériques des travailleuses et travailleurs du secteur minier ainsi que la vision des dirigeants de mines québécoises.

État de la situation actuelle du numérique au Québec

Le portrait d’une cinquantaine de pages fait état de la situation actuelle du numérique dans le secteur minier en deux volets. Tout d’abord, les dirigeants des minières ont réalisé une auto-évaluation présentant leur vision à l’égard du numérique dans leur entreprise. Le deuxième volet de cette publication situe la perception des travailleuses et des travailleurs sur leurs propres compétences numériques jumelés à la perception des dirigeants de mines à leur égard. Grâce à cette recherche, l’Institut national des mines présente la situation actuelle du numérique dans l’industrie minière au Québec afin de mieux cerner les besoins de formation de la main-d’œuvre minière actuelle et future. D’ailleurs, un cadre de référence sera diffusé dans quelques jours afin de présenter les compétences numériques à développer dans le secteur minier.

 

Plusieurs avantages de l’Industrie 4.0 ont été listés par l’Institut national des mines du Québec depuis déjà quelques années notamment l’attraction, la motivation et la rétention de la main-d’œuvre dans un contexte de pénurie. « C’est grâce à la présence d’outils numériques facilitant le travail et l’innovation des pratiques qu’il est désormais pertinent d’entreprendre le virage numérique. Évidemment, l’amélioration des performances opérationnelles et financières de l’industrie minière ainsi qu’un plus grand contrôle de l’impact environnemental font de la mine intelligente une avenue inévitable. Il demeure primordial de considérer le développement professionnel de la main-d’œuvre minière au Québec, et cela passe par le développement des compétences et une formation minière à la fine pointe de la technologie » a expliqué le président-directeur général de l’Institut national des mines, M. Jean-François Pressé.

Des résultats surprenants

 Ce portrait présente le profil numérique des travailleuses et des travailleurs miniers. Il révèle que ces derniers se perçoivent comme des utilisateurs intermédiaires ou avancés en matière d’utilisation des technologies numériques. La majorité juge avoir toutes les compétences nécessaires pour utiliser les nouvelles technologies, soit celles des compétences techniques,

cognitives et collaboratives de la technologie numérique. Presque tous les travailleuses et les travailleurs sont motivés à apprendre à utiliser de nouveaux outils numériques et souhaitent d’ailleurs participer à plus de formations sur le sujet. Un grand constat s’impose : les freins à l’utilisation du numérique sont minimes. D’ailleurs, l’utilisation des technologies est plus fréquente à la maison qu’au travail. Les travailleuses et travailleurs du secteur minier ont un taux légèrement plus élevé que la moyenne des gens au Québec. Cela démontre une capacité à utiliser les technologies et une volonté à le faire.

De plus, le niveau de maturité de l’industrie minière se situe, selon le référentiel établi par le CEFRIO, de « traditionnel » à « discipliné » ; les échelons les plus bas du référentiel. « Ces résultats démontrent la volonté et la capacité de la main-d’œuvre minière au Québec de s’approprier les nouvelles technologies, mais également de développer leurs propres compétences », a mentionné Mme Kathy Gauthier, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines. Cependant, l’Institut national des mines demeure prudent puisqu’il s’agit de résultats d’une enquête faite en 2018 et est à même de constater l’évolution en un an de l’industrie minière. D’ailleurs, l’INMQ envisage de réévaluer la situation d’ici moins de 5 ans afin de constater l’évolution de l’industrie et son impact sur la formation minière offerte dans les établissements d’enseignement du Québec.

Des modèles inspirants

« Le portrait présente diverses études de cas démontrant la transformation numérique réalisée actuellement dans le secteur minier québécois et de mieux capter les innovations en sol québécois. De grands pas qui permettront à l’industrie minière d’accroître sa compétitivité à l’échelle mondiale », a signifié Mme Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’Association minière du Québec. À la mine Casa Berardi d’Hecla Québec, les camions autonomes s’avèrent un bel exemple de l’apport de la technologie 4.0. D’ailleurs, Casa Berardi est devenu en 2017 la troisième mine au monde à utiliser un camion autonome démontrant ainsi son virage technologique. Les camions fonctionnent de manière prévisible selon des itinéraires programmés et sont équipés de systèmes de détection d’obstacles. Pour leur part, le complexe minier LaRonde d’Agnico Eagle a implanté le réseau LTE depuis maintenant deux ans. La LTE correspond à la quatrième génération des normes de téléphone mobile (4G). Pour cette mine souterraine, cela représente une occasion de se doter d’une infrastructure de communication adaptée aux conditions souvent difficiles sous terre. Ce système permet entre autres de rehausser la sécurité des travailleuses et des travailleurs, d’améliorer la communication et d’aider à la prise de décisions et à la résolution de problèmes. À la mine Eldorado Gold Lamaque, l’un des projets numériques phares de l’entreprise est la mise en place d’un système de ventilation contrôlé. La ventilation est essentielle afin d’alimenter les galeries souterraines en air de qualité. Cela permet d’améliorer à la fois l’efficacité énergétique de la mine et la sécurité des équipes, tout en réduisant les coûts d’opération. Quant à elle, la Mine Mont-Wright, a instauré des foreuses automatisées et un centre de gestion intégrée des opérations. La foreuse automatisée offre une meilleure productivité à long terme, car son activité est standardisée et permet de pallier les temps d’arrêt des équipements et des véhicules. L’automatisation amène un double avantage : une réduction des dépenses liées à la maintenance et l’entretien, et une diminution de la variabilité de la production.

Grâce à cette publication, les entreprises minières continueront à intégrer de manière holistique les nouvelles technologies dans leur quotidien, et ce, en considérant les besoins de formation de leur main-d’œuvre actuelle. De plus, l’INMQ poursuivra ses études sur le sujet afin de conseiller le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur sur l’importance du développement d’une formation minière des plus innovantes. Il est possible de consulter le Portrait numérique de l’industrie minière au Québec sur le site Web de l’Institut national des mines.

L’Institut national des mines a pour mission de soutenir le gouvernement du Québec dans l’exercice de sa responsabilité en matière d’éducation dans le secteur minier. Il est un levier incontournable qui offre l’opportunité aux établissements d’enseignement du Québec de partager leur expertise et leurs ressources afin de développer une offre de formation qui évolue au même rythme que la technologie et qui répond aux besoins actuels du secteur minier québécois.

— 30 —

 

Sources :

Alexandre Nana, conseiller à l’innovation et à la recherche

Maripier Viger, adjointe aux communications

Institut national des mines

819 825-4667

www.inmq.gouv.qc.ca

 

 

50px
50px
50px